LA SEPTIEME PORTE
Un film de André Zwobada France 1946, 90mn, N&B.
Présentée au Festival de Bruxelles 1947
Scénario : Jean Aurenche
Dialogues : Pierre Bost
Musique : Georges Auric
Décors : Raymond Gabutti
Production : Ciné Reportage Hervé Missir & Cie.
INTERPRETES (Version française) Maria Casarès (Leila), Georges Marchal (Alí), Catherine Arley (Aïcha), Liane Daydé (Leila enfant), Aimé Clariond (le fonctionnaire de police), Jean Servais (chauffeur), André Glado (Ahmed).
RESUME Inspiré d'une légende arabe sur le thème universel de la curiosité, le film raconte l'histoire d'Ali, jeune, beau et pauvre qui hérite des richesses du Pacha, à condition qu'il ne franchisse pas la Septième Porte du palais. Il désobéit. Dès qu'il ouvre la porte, pour lui, commence un voyage dans lequel il épuise sa vie. Il se retrouve à la fin à nouveau dans son beau palais, mais vieux et à la recherche, à son tour, d'un jeune auquel confier son palais et la clé de la Septième Porte.
ANDRÉ ZWOBADA (1910-1994) apprit son métier auprès de Jean Renoir dont il fut l'assistant avec Jacques Becker. Il débute dans la mise en scène en 1942 avec Croisière Sidérale, un film de science-fiction très original pour l'époque. Après une étoile au soleil (1943), Farandole (1944) et François Villon (1945), il se tourne vers le Maroc où il tourne beaucoup de courts-métrages. Zwobada y trouve aussi l'inspiration pour deux long-métrages sur des légendes arabes : La Septième Porte (1946) et Noces de Sables (1948). Revenu en France, il travaille encore comme réalisateur avant de se consacrer à la production.
GEORGES MARCHAL (Georges Lucot, 1920-1997?) Jeune premier idéal de l'époque, c'est avec Buñuel qu'il tourne ses films plus importants : Cela s'appelle l'aurore (1954), La mort en ce jardin, La Belle de jour (1967) et La voie lactée (1968). Depuis 1968, il s'est surtout consacré à la télévision.
MARIA CASARES (1922) D'origine espagnole, elle débute au cinéma avec Les Enfants du Paradis (1944). Superbe actrice dramatique à la Comédie Française et au TNP, parmi ses films on peut rappeler Orphée (1949) de Jean Cocteau, ou elle est mémorable dans le rôle de la morte.
A PROPOS DU FILM Tourné au Maroc, en version française et en version arabe, avec des acteurs principaux marocains : Gabsi Bachir (Ali), un lettré de Casablanca, et Kaltoum (Leila). Cette dernière fut héroïne, des années plus tard, de Le Vent des Aurès, le beau film de l'Algérien Lakhdar-Hamina. "Le sujet de ce beau conte philosophique, André Zwobada le traita avec une lenteur calculée, avec sobriété et noblesse […] faisant aussi de la Septième Porte une œuvre à mi-chemin entre le réalisme quotidien, en l'occurrence le cadre de la vie populaire marocaine, et le surnaturel, le fantastique.". Pierre Boulanger, "Le cinéma colonial", ed. Seghers, Paris, 1975.
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