ENTENTE CORDIALE
Un film de Marcel L'Herbier - France 1939, 110 mn, N&B.
Scénario : Stève Passeur et Max Glass
d'après le roman d'André Maurois "Edouard VII et son temps"
Dialogues : Abel Hermant
Musique : Marcel Lattès d'après une composition de Roger Bernstein
Décors : Guy de Gastyne, Ludwig Kainer, assisté par Hubert
Costumes : Boris Bilinsky
INTERPRETES Gaby Morlay (La reine Victoria), Victor Francen (Edouard VII), Pierre-Richard Willm (Charles Roussel), Jean Worms (Delcassé), Jacques Baumer (Clemenceau), Janine Darcey (Sylvia), Carine Nelson, Junie Astor, Marcelle Praince, Nita Raya, Jean Toulout, André Roanne, André Lefaur…
RESUME En 1898, la Reine Victoria, à la fin de son long et glorieux règne, tout en restant fidèle à son instinct insulaire, pressent l'évolution vers le Continent à laquelle l'Angleterre ne saurait échapper. Elle reste fidèle aux traditions de son pays, à la politique de ses ministres, aux idées directrices qu'elle a toujours maintenues. Mais ce qu'elle n'a pu faire, ce qu'elle devine indispensable, tout en s'en défendant, un autre l'accomplira, celui qui n'est encore que le Prince de Galles et qui deviendra Edouard VII. En France, un ministre, Delcassé, a la même clairvoyance de l'avenir, le même courage de s'atteler à une tâche qui paraît d'autant plus impossible que les sentiments des deux pays se heurtent violemment autour d'un petit fortin à l'extrémité du Soudan, à Fachoda, où, face à face, le commandant Marchand et Lord Kitchener se défient. Il faut donner l'ordre à Marchand de reculer, d'évacuer Fachoda. Minute douloureuse entre toutes et dont l'amertume paraît ne jamais devoir s'effacer. Edouard VII y réussit. Le roi, l'homme, le gentleman, le charmeur, le profond politique réalise le miracle. C'est une œuvre longue, patiente, minutieuse. Il faut vaincre l'opinion publique, rallier les ministres hostiles, payer de sa personne. Les signatures s'échangent. Le roi Edouard VII meurt et l'orage qu'il avait prévu éclate. C'est en 1914, les années de la guerre, 1918, l'armistice, l'avenir qui paraît radieux…
Marcel L'HERBIER (1890-1979) D'abord juriste et poète, il découvre le cinéma pendant la 1ère guerre mondiale, affecté au service cinématographique de l'armée. Dans les années vingt, il fût l'une des figures principales du cinéma impressionniste en France, avec des films comme L'Inhumaine (1924) et L'Argent (1928). Il se tourne ensuite vers la réalisation de films plus commerciaux, toujours d'une qualité exceptionnelle.
EXTRAITS DE PRESSE "Ce film a le très grand mérite d'avoir abordé un sujet d'envergure et d'avoir réussi à lui laisser son caractère vrai, sa noblesse, sa ligne historique, sans recourir à des moyens d'affabulation, ni d'imagerie pour le besoin de l'image. Yvon Novy, in Jour 23 avril 1939 "Gaby Morlay, étonnante Reine Victoria. Francen a largement et finement composé son Edouard VII. Enfin, Marcel L'Herbier, d'une main sûre, a mené, selon un rythme précis, sans sacrifier aux vains ornements, tout ce petit monde d'images dramatiques, brillantes, émouvantes." Alexandre Arnoux, in Nouvelles Littéraires 29 avril 1939.
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