LES EAUX TROUBLES
Un film de Henri Calef, France 1948, 95 mn, N&B.
Scénario : d'après la nouvelle de Roger Vercel - Adaptation : Henri Calef et Pierre Apestéguy - Dialogues : Pierre Apestéguy - Image : Roger Dormoy - Musique : Joseph Kosma - Son : Roger Cosson - Montage : Marguerite Renoir - Production : Euzko Films - Directeur de production : Pierre Apestéguy et Armand Bégué
INTERPRETES : Ginette Leclerc (Augusta), Jean Vilar (Ulysse), Edouard Delmont (Sauvent), Marcel Moulodji (Ernest), Paulette Andrieux (Cécile), Ludmilla Pitoëff (l'étrangère), Jean-Pierre Kérien (Goinart), André Valmy (Rudan), Henri Belly (Jean), André Carnège (Toupain), Jean-Jacques Bourgeois
RESUME : Un drame a bouleversé la famille Sauvent qui vit au pied du Mont Saint-Michel. Jean, le fils aîné, est mort noyé et son père est soupçonné d'avoir provoqué l'accident. Augusta Sauvent, la fille, s'acharne à connaître la vérité, moins dramatique qu'on ne le pensait. C'est en essayant de sauver son père en danger que Jean a trouvé la mort et le vieux, accablé de remords, se croit responsable. Augusta, soulagée, peut envisager son propre avenir.
Henri CALEF (1910-1994) : Né en Bulgarie, ce réalisateur eut une petite réputation dans les années 40 grâce à un film sur la Résistance (Jéricho) et à une adaptation des Chouans de Balzac. Il faisait partie du groupe de scénaristes réunis par Jacques Cohen en zone libre (1942-1943) et travailla sur de nombreux projets. Il fut Président de l'Association des Auteurs des Films.
Ginette LECLERC (1912-1992) : Elle personnifie à l'écran la garce, ce qui n'est pas facile. Elle fut admirable dans La femme du boulanger et dans Le corbeau. Hélas, sa carrière fut interrompue à la Libération où elle fut, de façon absurde, accusée de collaboration. Elle reparut en 1946. On la vit en Flora Balançoire dans Le plaisir et dans Les Volets clos de Brialy. Toujours en prostituée merveilleuse de sensualité, elle joua au théâtre La Putain respectueuse, avec grand succès. On a d'elle un livre de souvenir: Ma vie privée.
Jean VILAR (1912-1971) : Ce Sétois, fondateur du T.N.P., a surtout marqué le monde du théâtre. Au cinéma, on se souvient notamment de son rôle du Destin dans Les Portes de la nuit (Carné, 1946).
Article de presse: "Encore un film noir. Cotonneux, plus exactement puisque l'histoire se meut dans cette brume pénétrante qui assiège le mont Saint-Michel en automne ou au printemps et qui provoque ces drames de la mer ou des sables mouvants, si photogéniques. Et c'est vrai que le film est beau." Marbeuf, Libération, 1949