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LA MAISON SOUS LA MER

d'Henri Calef (1946)

 Avec Viviane Romance, Clément Duhour, Guy Decomble, Armontel, Santa Relli, Guy Favières, Anouk Aimée, Paul Faivre, Gabrielle Fontan, André Carnège, Marcel Delaitre, Dora Doll, Albert Glado, Yzelle, Jean Carry, René Genin, Jean Brochard.

 Versions :

VO et sous-titrage français pour malentendants.

 

La maison sous la mer c'est avant tout, avec le recul du temps une Viviane Romance magnifique, dans un rôle inhabituel, totalement à contre-emploi.

 

Elle explique d'ailleurs elle-même dans le supplément qui accompagne le film la passion qu'elle a eue pour ce rôle si éloigné des rôles de femme fatale auxquels on l'avait assignée, comme si elle entrait par ce film dans la "vraie" vie.

 

C'est que Viviane Romance y tient le rôle de Flore, une femme de mineur, ce mineur qui fut l'aristocrate de la classe ouvrière, à la fois à cause de la dureté, de la dangerosité de ses conditions de travail , mais aussi à cause de sa présence et de sa combativité à l'avant garde des luttes sociales, et de la défense de la classe ouvrière.

 Et cette jeune et très belle Viviane Romance, Henri Calef nous la montre lavant son linge au lavoir communal, un rien cancanière, au jugement sévère sur la moralité des femmes. Son homme est aussi tout pour elle, et ses rêves  se limitent à une maison qui serait bien à elle.

 Et puis soudain c'est la rencontre avec un membre d'une race peu commune de mineur vagabond, (Clément Duhour, le mari de Viviane Romance dans la vie) qui a appris à manier la pelle dans les soutes des cargos qui vont au bout du monde, qui en garde la nostalgie, et lui promet de l'emmener là-bas.

 Ils s’aimeront dans une grotte sous-marine qui donnera son nom au film. Elle s’engagera à fond, prête à tout quitter pour le suivre.

 Mais il ne prendra pas la femme d'un collègue, solidarité oblige…

 

 

 

LES BONUS : 

·         La maison sous la mer revisité, un documentaire de Grégory Métay, 2004

 

·          Sophie Renoir, comédienne, parle de son père Claude Renoir, chef opérateur, 2004

 

·          Claude Renoir, enregistrement audio, 1989

 

·          Viviane Romance, interviewée par Louis Le Roy, 1989

 

·          La mine de Diélette, document de Pierre Poncet, années 50

 

Les suppléments qui accompagnent cette sortie du film présentent le grand intérêt de nous monter l'envers du décor, l'apport fondamental des maquettistes, qui font véritablement revivre sous nos yeux une mine désaffectée depuis longtemps, et aussi l'engagement quasi militant du metteur en scène.

 

Mais ils nous montrent aussi comment le film est devenu partie intégrante de la mémoire de Flamanville qui fut le site de la mine de fer sous-marine de Diélette, du roman de Paul Vialar, et du tournage du film, grâce à l'action d'un groupe d'enseignants passionnés, à la fois par l'épopée de la mine et son impact sur l'histoire de la région ;

 

Henri Calef qui avait connu le succès avec "les Chouans" et surtout "Jéricho", y raconte sa passion pour son sujet, les hommes de la mine, et aussi avec une franchise malicieuse comment, à la suite de ce film, il entreprit de revenir à l'histoire, son premier amour.

On apprend aussi comment  celle qui s’appelait alors Nicole Dreyfus, âgée de 13 ans,  fut choisie pour son premier rôle – celui d’Anouk - par Henri Calef, et qu’elle prit, sur la suggestion de Viviane Romance, le nom d’Aimée.

 

 

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