Voir la  fiche technique du film.

ESPOIR

de André Malraux (1934)

 Avec José Sempere, Andrés Mejuto, Julio Pena, Pedro Codina, José Lado, Nicolas Rodriguez, S. Ferro

 Versions :

Film VO espagnol avec option de sous-titrage français et anglais

 

 

Un camp d’aviation des républicains, un avion en flammes atterit. L’un des pilotes est mort.  Le camp lui rend hommage. Le commandant Pena et Munoz préparent une offensive sur Linas. Des combats de rues éclatent.

   

Espoir – diffusé aussi sous le titre  Sierra de Teruel  –représente la seule aventure cinématographique de l’auteur de La Condition humaine.  Il est inspiré du roman L’Espoir.  Malraux a compris en 1937 à Hollywood que le cinéma toucherait un public plus vaste que le livre.

 

« Installé à Barcelone, le cinéaste débutant sait se faire seconder (…).  Corniglion-Molinier et Roland Tual gèrent les finances et l’administration, assurant de Paris la logistique.  Premier adjoint, le dramaturge Max Aub, assisté par Maria Morales, critique de cinéma à la Vanguardia, traduit le scénario.  Denis Marion, écrivain et critique, devient un assistant de poids, tambouillant scènes et séquences.  Ancien assistant de Cocteau, remarquable opérateur, Louis Page fait partie de l’équipe avec Boris Peskine qui peaufine les découpages techniques. Page travaillera avec Manuel Berenguer. Max Aub auditionne, part en repérage, se rend de Barcelone à Toulouse avec la pellicule imprimée et en ramène la pellicule vierge. Aub, Malraux bis, ni anar, ni communiste, maintient le moral des troupes du film avec des discours encourageants. (…)  Aub sélectionne aussi les figurants.  L’escadrille Malraux, raconte-t-on, fut surtout composé de volontaires : inexact.  On prétendra que des amateurs ont joué dans le film : également faux, sauf pour les scènes de foule. Acteur de vaudeville catalan, José Sempere, qui incarne le commandant de l’aviation nationale, alias Magnin-Malraux, a déjà une petite carrière.  Le paysan qui mène les aviateurs sur l’objectif, José Lado, est aussi un professionnel.  Plusieurs acteurs sont connus à Madrid.  Mal payés, ils font preuve d’une hispanitude que Malraux ne peut toujours tempérer.  Pour juger de la valeur d’une prise, Malraux fait confiance à ses opérateurs.  Parfois, il demande leur avis aux secrétaires et à Raymond Maréchal, son copain d’escadrille, gueule cassée. »

Extrait d’André Malraux, une vie d’Olivier Todd, Ed Gallimard, 2001

LES BONUS : 

·         « Honneur et Patrie », discours de Maurice Schumann à l’occasion de la sortie du film en 1945, 3 mn, N&B

 

·          La restauration du film, 3 mn

 

·          « AVIACION ! L’Escadrille Malraux racontée par Paul et Margo Nothomb » de Linda Tahir et Christophe Champclaux, 30 mn, C, 2003

 

Retourner à la page d'accueil

Fermez la fenêtre

Acheter le DVD