QUARTIER INTERDIT

 

Un film de Emilio Fernandez. Mexique, 1951,82 mn, N&B, Version française

Scénario : Emilio Fernandez et Maurice Magdaleno - Adaptation : Emilio Fernandez - Assistant réalisateur : A. Corona-Blake -Directeur de la photographie : Gabriel Figueroa - Décorateur : Agripina Lozada - Montage : Gloria Schoemann - Musique : Antonio Diaz Conde, Perez-Prado et son orchestre "Les Anges de l'enfer" - Direction artistique : Maurice Dorléac - Dialogues français : Jean- Claude Bonnardot - avec les voix de Sylvie Deniau, Nicole Riche, Renée Dandry, Lita Recio, Raphaël Patorni, Raymond Loyer - Directeur de production : César Perez Luis - Producteur : Pedro Calderón - Version française produite par : Les Films Vendôme - Adolphe Osso 

INTERPRETES Ninon Sevilla (Isaura), TIto Junco (Rodolfo), Rodolfo Acosta (Santiago), Poncianito (Juanito), Domingo Soler, Rita Montaner, Pedro Vargas, Tona la Negra, Marguarita Cebalios, Arturo Soto Rangel, Francisco Reiguera, Guadalupe Carriles, Jorge Trevino

RESUME   Dans  une boîte de nuit de Mexico, l'entraîneuse Carmela a organisé une collecte parmi ses amies afin de sortir du sanatorium leur camarade Rosa. Celle-ci vient d'avoir un bébé dont le père. Rodolfo, est un répugnant souteneur qui nie avec force sa paternité. Lorsque Rosa, le bébé dans les bras, se présente au cabaret, Rodolfo fait scandale avant de l'obliger à abandonner l'enfant dans une poubelle. Une danseuse de la boîte, Isaura, recueille le bébé, mais, s'intéressant davantage à lui qu'à son travail, ne tarde pas à être chassée de l'établissement. De déchéance en déchéance, elle finit par se prostituer pour ne pas renoncer au petit Juanito qui, grâce à son amour, la sortira de cet enfer.

A PROPOS DU FILM " Les films mexicains qui ont déjà fait brillante carrière sur les  écrans français, ont introduit chez nous, la conception nouvelle d'un cinéma où le réalisme  intense des scènes, la violence des sentiments en harmonie avec une nature découpée sous la lumière crue, la beauté grandiose des images ont littéralement empoigné le public. Les noms du réalisateur Emilio Fernandez (titulaire de 17 récompenses internationales) et du directeur de la photographie Gabriel Figueroa sont aussi familiers que les noms de Carné ou d'Alekan. La cruauté des grandes passions, telle qu'on les connaît dans les bas-fonds, la douleur alliée à la violence, l'atmosphère dramatique intense y sont dépeintes avec un art inégalé. En même temps, le rythme vertigineux du déroulement qui ne laisse aucune repos à l'intérêt croissant du spectateur et qui ménage cependant de magnifiques photos, font de Quartier interdit un des grand films de l'année.  L'héroïne, Isaura, est incarnée par la meilleure ballerine d'Amérique, Ninon Sevilla. Elle apporte en plus de son talent habituel, une rare sensibilité à faire vivre son personnage de femme douloureuse, à l'âme  généreuse, au caractère impétueux. Enfin, un des clous artistiques du film est constitué par la présentation musicale de Pedro Vergas et Rita Montaner, sur les rythmes de Perez Prado et son orchestre typique, les créateurs du mambo." Avant propos d'Adolphe Osso, 1951

 

 

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