LES OTAGES
de Raymond Bernard (1939)
Saturnin Fabre, Charpin, Dorville, Pierre Larquey, Pierre Labry, Noël Rocquevert, Annie Vernay, Marcel Pérès, Marguerite Pierry, Palmyre Levasseur,Mady Berry, Jean Paqui, Georges Douking, Takal, Florian, Jean Sinoël, Léon Larive, Paul Villé, Félix Claude… et les habitants de Chézy sur Marne
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Sous-titrage français pour malentendants ,Sous-titrage anglais
Réalisation : Raymond Bernard - Idée originale : Léo Mittler et Victor Trivas - Scénario et découpage : Léo Mittler, Victor Trivas et Jean Anouilh - Dialogues : Jean Anouilh - Musique : Darius Milhaud - Editeur : Choudens - Chef Opérateur : Robert Lefebvre - Opérateurs : Bellet et Brevignon - Architecte décorateur : Jean Perrier, assisté de : Barsacq - Assistants du metteur en scène : Serge Vallin et Nicolas Bernard - Ingénieur du son : William Sivel - Régisseur Général : Paul Olive - Montage : Charlotte Guilbert - Script girl : Madeleine Longue - Costumes et uniformes : Maison Traonouez - Maquette : Annette Sarradin - Directeur de production : André Chemel, assisté de Ralph Baum - Production : NERO FILM
Août 1914, un village paisible au bord de la Marne est tout entier occupé des querelles picrocholines qui opposent le maire (Charpin) et le châtelain (Saturnin Fabre). Leurs enfants ont tôt fait de réactiver le mythe de Roméo et Juliette.
Mais la guerre est là, et c’est l’occupation pour le village qui se trouvera bientôt juste sur la ligne de front. L’autorité d’occupation commence par exiger du ravitaillement d’une population qui commence par s’y refuser avec véhémence, sauf « ceux qui n’ont rien et veulent tout donner ».
C’est alors que les Allemands découvrent qu’un de leurs officiers a été tué.
Pour répondre de la livraison du coupable par le village, ils exigent la constitution de cinq otages, sous peine de destruction du village - habitation et population, au canon.
C’est Beaumont le maire qui est chargé de constituer cette liste, et il ne désignera d’autorité que lui-même. Il est suivi par Rossignol, le châtelain. Les autres seront désignés par le sort ou par … les circonstances, qu’expose un scénario en tout point remarquable. Le meurtrier, c’est Pierre, le fils de Rossignol, soldat en permission pour un mariage officiel mais à l’insu des familles. Il a été pris au piège par l’avance allemande, et surpris par l’officier en quête d’aventure. Pierre tuera l’officier allemand dans un combat confus mais loyal. Mais cela le père Rossignol l’ignore.
C’est Beaumont le maire, ennemi intime de Rossignol qui l’aidera à se tirer d’affaire, et à rejoindre au plus vite les lignes françaises.
Le coupable ne se rendra pas, et pourtant les Otages ne seront pas exécutés grâce à la percée française, la célèbre Bataille de la Marne, mais surtout en raison de l’évidente mauvaise volonté pour les exécuter d’un officier allemand.
Dans un film qui évoque immanquablement « La grande illusion » et « La règle du jeu » de Jean Renoir, Raymond Bernard et les scénaristes (dont Jean Anouilh) proposent une autre vision d’une France à la veille de guerre, celle de 1939 cette fois, bien plus influencée par l’appel à l’union d’un Daladier, que l’ évocation d’un monde en décomposition à la manière d’un Renoir .
Parce que Raymond Bernard ne saurait sombrer dans la grandiloquence patriotique des veillées d’armes, il fait toujours cohabiter la grandeur et la mesquinerie, les ridicules jeux de stratégie de café du commerce et l’esprit de résistance et de solidarité quand surgit le drame, le sacrifice volontairement assumé et la peur panique.
En particulier, une scène montre les otages qui marchent crânement vers leur destin, la peur est dominée dans la tête par « la Marseillaise », mais elle envahit les ventres, une scène que la médiocre critique de l’époque ne pardonnera pas.
Charpin, le maire, c’est sans doute le meilleur rôle de cet acteur bien connu des films de Pagnol, mais dans des rôles (Panis) qui ne lui rendent pas vraiment justice.
Saturnin Fabre dans le rôle du châtelain, excellent, on allait dire comme d’habitude, dans un grand rôle aussi .
Pierre Larquey, il est Fabien, l’huissier doté d’une épouse acariâtre et dominatrice à laquelle il a fait, malgré ou à cause de cela, beaucoup d’enfants.
Dorville, le braconnier, qui a la charge de représenter le petit peuple qui choisi de façon comique mais dramatique aussi, d’être otage. Car le sacrifice d’un pauvre vaut bien celui d’un notable.
Pierre Labry , le barbier, il n’a pas choisi d’être otages, il ne veut pas, il est d’un comique pathétique dans sa vaine recherche d’échappatoires.
Noël Roquevert, la figure militaire qu’il est éternellement au cinéma, ce dont il se plaindra quelque peu dans ses souvenirs, mais dont on ne se lasse pas .
Les jeunes amoureux, Annie Vernay (promise à une belle carrière mais qui mourra à 19 ans) et Jean Paqui, ont des rôles plus effacés dans ce film qui valorise surtout les « quinquas »
« Le retour des Otages »
Pour ce film qui nous présente une vision emblématique de la France de l’époque, nous avons voulu fournir aux cinéphiles, dans un supplément très travaillé, des clés supplémentaires pour l’appréhender :
« Le retour des Otages » fait aussi une large place à l’intervention de la censure, qui est exposée avec minutie. Car la version intégrale que nous présentée a été reconstituée, non à partir du négatif, depuis longtemps disparu, mais a partir de deux copies, l’une pour diffusion en France et l’autre pour diffusion en pays germanophone, et censurées toutes les deux, mais pas de la même façon . A titre d’exemple la version « germanique » dispense son public de la scène de la mort de l’officier allemand, et la version française cache au sien que les otages doivent aussi la vie à l’humanité d’un officier allemand.
Mais la censure va bien au delà de ces scènes emblématiques, avec une minutie et une sûreté de coup d’œil surprenantes . Le supplément commente et montre les scènes censurées par l’une et l’autre partie, parfois des scènes entières, parfois une réplique, quelques secondes, et recherche des explications, risque des hypothèses, invitant le spectateur à y réfléchir et à se faire son opinion.
L’historien du cinéma Jean-Pierre Jeancolas présente quelques remarques particulièrement pénétrantes sur l’origine et l’idéologie de la censure de l’époque , sur le film aussi, ce qu’il contient, ou ne contient pas, il fait des rapprochements, évoque aussi Renoir et le cinéma de l’époque, sans complaisance...
Les Otages : Documents
LES OTAGES DE L’ETE 1914
Le 2 septembre 1914, la 1e armée allemande commandée par von Kluck entre à Senlis. Alors que l’arrière-garde française tire encore quelques coups de feu, les Allemands incendient en représailles quelques dizaines de maisons. Dans l’après-midi, ils arrêtent à l’Hôtel de ville le maire Eugène Odent, l’accusant d’avoir commandé un groupe de francs-tireurs. Conduit à Chamant, où se trouve l’état-major, Eugène Odent comparaît devant un tribunal militaire qui le condamne à mort. Il est fusillé sur-le-champ. Six autres habitants de Senlis, des gens du peuple, connaissent le même sort.
Ce qui s'est passé à Senlis n'est pas un épisode isolé. En trois semaines, en Belgique, en Lorraine et dans les Ardennes, la marche des armées allemandes s'accompagne de toutes sortes d'exactions : maisons incendiées, prises d'otages, déportations en Allemagne, exécutions… La liste est longue de ce que les Alliés ont immédiatement dénoncé comme les « crimes allemands en Belgique » : l40 morts (dont le bourgmestre Tielmans) le 18 août à Aerschot, 250 morts à Andenne le 20 août, 400 à Tamines le 22, 75 à Namur le 24, 606 morts à Dinant les 24 et 25 août. Le 25 août, les Allemands fusillent aussi 48 personnes à Louvain, une ville qui, avec son université incendiée, est rapidement présentée à l’opinion internationale comme la victime exemplaire de la « barbarie allemande ».
En France aussi, les populations civiles ne sont pas épargnées. 70 morts à Nomény près de Nancy le 20 août, 11 morts à Badonviller, 51 exécutions à Fresnois-la-Montagne le 23 août, 24 à Longuyon... Dans les Vosges, le maire et le curé sont fusillés à Luvigny, et aussi à Allarmont... Dans les Ardennes, on dénombre 12 fusillés à Maubert-Fontaine, 10 à Thin-le-Moutier, 42 à Margny…. Le bilan total établi par les historiens irlandais John Horne et Alan Kramer dépasse les 6 500 victimes civiles (dont environ 6 000 pour la seule Belgique).[1]
"Quelqu'un a tiré sur nous !". Partout, les Allemands affirment exercer des représailles contre des actions de francs-tireurs. En fait de francs-tireurs, il s'agit le plus souvent de coups de feu tirés par des soldats en retraite, voire de quiproquos au sein des troupes allemandes… Dans la mémoire collective des combattants allemands – et nombre d’officiers ont participé à la campagne de 1870-1871 contre la France–, le franc-tireur alimente tous les fantasmes et nourrit toutes les peurs. La presse et la littérature populaire ont relayé dans l’opinion la figure du soldat sans uniforme qui combat en marge de l’armée régulière, personnification du Volkskrieg, ce soulèvement général de la population que les armées d’invasion redoutent, en particulier en Belgique, pays dont elles viennent de violer la neutralité.
Certes, tous le otages de l’été 14 n’ont pas été fusillés. Mais avec son dénouement heureux, le film de Raymond Bernard propose quasiment une réécriture de l’Histoire. En tout cas, il fait contraste avec une mémoire des crimes de guerre qui s’exprime avec force en Belgique et en France dans les années 1920-1930. Des cours martiales ont jugé – par contumace – les « criminels de guerre » allemands, ainsi à Nancy en 1924. Des monuments ont été élevés à la mémoire des fusillés, ainsi à Charmant en 1927, au bout de la « rue des Otages ». De nouvelles décorations ont été instituées : en France, après la « Médaille des Victimes de l’invasion » (décret du 30 juin 1921), la loi du 14 mars 1936 a créé la « Médaille des Prisonniers civils, déportés et otages de la Grande Guerre ». La question se pose donc de savoir comment, dans ce contexte, le film Les Otages pouvait être perçu par l’opinion, en particulier dans les régions envahies du Nord et de l’Est de la France.
Mais il y a dans le film au moins deux éléments troublants. Parmi les villages belges qui ont été victimes des représailles allemandes, figure celui de Rossignol (province du Luxembourg) dont 108 habitants ont été fusillés à Arlon en août 1914. Rossignol, c'est aussi le nom de l’un des otages du film, le châtelain incarné par Saturnin Fabre. Quant au nom du village du film, Champlagny, il évoque celui de: Lagny, près de Noyon dans l’Oise, où les Allemands ont fusillé le 19 septembre 1914 cinq habitants dont le maire Paul Picard et le curé, l’abbé Flamant. S’agit-il de simples coïncidences, de réminiscences involontaires ? Ou bien d'allusions transparentes en guise d’avertissement ?
Guy MARIVAL, Chargé de mission au Conseil général de l'Aisne
[1] J. Horne et A. Kramer, German atrocities, 1914, A history of denial, Yale University Press (New Haven and London), 608 p., 2000.
L'ACCUEIL DE LA PRESSE
Quand Les Otages sort à Paris le 29 mars 1939 au Marivaux (20 Bd des Italiens), les lecteurs de Pour Vous et Cinémonde savent déjà tout – ou presque – du film. Synopsis, interprétation, anecdotes, les deux hebdomadaires de cinéma rivalisent de confidences dès octobre 38, avec une prime pour le premier qui nous donne ce scoop deux semaines avant la sortie (et avant d'entreprendre de raconter le film, dénouement compris) : « Les bourgeois de Calais ont inspiré Les Otages »
« un beau et brave film »
Mais c'est bien sûr lors de la sortie en salle que nos journalistes livrent leur opinion. René Lehmann, dans Pour Vous , parle d'un « beau et brave film », regrettant toutefois « quelques longueurs, un début jovial et un peu lourd, mais qui ne sont que de minimes défauts en comparaison de la densité, de l'accent, de la noblesse des principales scènes de ce film, doté par moment de belles photographies, d'une musique intelligente […] et de dialogues bien frappés. »
Maurice Bessy, pour Cinémonde, y voit « une œuvre fort honorable », mais y déplore le manque de vigueur de la mise en scène de Raymond Bernard « qui en resserrant davantage son sujet aurait pu transformer Les Otages en film vraiment excellent. »
« un épisode regrettable »
Il est un point cependant sur lequel nos deux rédacteurs s'accordent pour s'en désoler, « un épisode regrettable », des « détails évitables […] ces otages qui partent au petit matin (pour se rendre à l'ennemi en chantant La Marseillaise – NDR) et s'arrêtent derrière les meules », ajoutant : « le cinéma n'a pas mérité ça. » Le cinéma, ou la France ? Toujours est-il que cette scène si choquante pour l'ensemble de la presse (même reproche dans L'Intransigeant, Les Nouvelles Littéraires, Ere Nouvelle, et Action Française), fera partie de celles qui tomberont, après guerre, sous les ciseaux de la censure française. Il est vrai que le 29 septembre 1938, aux accords de Munich, la France n'est pas sortie grandie de l'abandon des Sudètes. Aussi se montre-t-elle plus sourcilleuse encore sur la représentation de sa grandeur.
Tandis que Pour Vous préfère parler d'un « grand thème tragique », en souhaitant que « ce film apprenne aux cinéastes que les sujets les plus classiques peuvent trouver, même au cinéma, un emploi intéressant. » Comme si la délégation française emmenée par Daladier, n'avait pas donné quelques mois plus tôt, une illustration politique et toute contemporaine d'une prise d'otages !
« en tout cas, ces drames n'étonnent guère les salles »
Quant au film, qu'il trouve « fort beau », il exerce sur lui une sagacité peu commune. « Il n'y manque, à mon sens, que ce je ne sais quoi qui nous eût procuré le frisson de la grandeur. Oh ! je concède qu'il eût été assez ridicule, froid et conventionnel, de fabriquer une grande machine patriotique et déclamatoire, de guinder nos héros obscurs, de leur prêter une noblesse et une magnificence fabriquées. Un ton plus simple convenait mieux au sujet, et qu'une bouffonnerie cordiale, une peinture malicieuse des petits travers des acteurs du drame l'assaisonnent parfois, je n'y vois aucun motif de critique, je m'en réjouis au contraire. Mais j'eusse souhaité un peu moins d'attendrissements faciles, et parfois, un éclair, un brusque élargissement des proportions de nos bonhommes, une élévation du style qui correspondit, sans forcer le naturel, à la sublimité du sacrifice. J'avoue que ce n'était pas facile à réaliser. » Pour finir par une formule où l'on retrouve tout le suranné d'une époque : « l'ouvrage a de la qualité et de l'honneur, de la loyauté et de la propreté. Cela ne court pas les rues. » Honneur, loyauté, les termes peuvent surprendre pour qualifier ce qui n'est après tout qu'un film, mais quand l'émotion éprouvée vient autant de l'actualité que l'on subit que des histoires que l'on va chercher, ils peuvent se concevoir.
Dans ce registre L'Illustration, ira jusqu'à parler, dès le 3 décembre 38, d'une « œuvre qui servira très utilement la propagande française. » Même si le mot propagande peut être apprécié comme le terme aujourd'hui générique de « communication », il nous faut certainement comprendre que face à un danger extérieur – que Les Otages exorcise d'autant mieux qu'il lui donne une fin heureuse – les français sont appelés à se réconcilier pour n'en être que plus forts… et finir par l'emporter.
« des interprètes qui nous émeuvent par leur seul talent »
Quant à la presse quotidienne, plus chiche en articles de fond, elle ne tarit pas d'éloges. Le Petit Parisien parle d'une « poignante matière, travaillée avec une puissance qui n'exclut pas une humaine simplicité. » L'Intransigeant d'un « très beau film, en vérité, très beau film qu'on ne verra pas sans une émotion pure et profonde. » Le Journal a « beaucoup aimé ce drame […] en dépit de personnages assez conventionnels et d'un sujet un peu trop simple. » Enfin, L’Excelsior aura deux adjectifs : « émouvant et beau » . Tous saluent « une interprétation parfaite », « en tous points remarquable », des « interprètes qui nous émeuvent par leur seul talent. »
Deux titres jettent cependant une ombre sur ce tableau d'honneur, reprochant aux Otages son manque d'exaltation patriotique. L'Ere Nouvelle tout d'abord, qui parle de « données grandioses, mais aux réalisations ridicules », pour preuve : « Il y a deux mois, c'était le Héros de la Marne. La semaine dernière Le Déserteur. Aujourd'hui, Les Otages, dont l'idée initiale est splendide, mais qui finit en malodorante turlupinade… » Concluant « Tout de même, septembre 14 mérite mieux que ça. »
Et Action Française (organe du nationalisme intégral) qui sous la plume de François Vinneuil, alias Lucien Rebatet, ne trouve rien à sauver du film puisque les deux scénaristes « dont un au moins est juif, - et sans doute les deux – les sieurs Trivas et Mittler, un metteur en scène juif, M. Raymond Bernard, sans compter les producteurs de même race et le musicien, le Juif aixois Darius Milhaud » sont juifs ! Quand l'antisémitisme tient lieu de politique rédactionnelle…
Pour le reste, l'article – écrit l'écume aux lèvres – contient le même reproche que celui cité plus haut, avec un élément supplémentaire dans l'analyse : « Les Otages sont (sic) un affreux navet, et surtout une incroyable muflerie d'Israël. »
Ce parti-pris fielleux ne mériterait pas qu'on s'y attarde, si malheureusement il n'augurait pas du sort que connaîtra la communauté juive quelques années plus tard. Tristan Bernard, père de Raymond Bernard, sera interné au camp de Drancy, puis libéré sur l'intervention de Sacha Guitry. Raymond Bernard lui-même, et son frère Etienne gagneront le maquis du Vercors. Quant à Jean-Jacques, le troisième frère, il sera interné au camp de Compiègne mais échappera à la déportation. Un sort que son fils, François, connaîtra, et dont il ne reviendra pas.
« ce qui se produit quand apparaît sur l'écran le mot FIN »
Aussi, après tant de noirceur, la candeur d'un Paul Reboux dans Paris-Midi nous ferait presque oublier les malheurs du temps. Car même si elle donne l'exemple du degré zéro de la critique cinématographique : « Il y a un moyen bien simple de savoir si un film et réussi ou manqué. C'est d'écouter ce qui se produit quand apparaît sur l'écran le mot « Fin », elle a le mérite de nous restituer la réaction des spectateurs cet après-midi là, et une réaction que tout réalisateur souhaite recueillir : « On peut donc formuler, à l'égard de cette œuvre, toutes les réserves qu'on voudra. Le fait est là, facile à constater. On applaudit. ».
Denis Scoupe