JE SERAI SEULE APRES MINUIT
Un film de Jacques de Baroncelli. France, 1931, 55 mn, N&B
Adaptation : Pierre-Gilles Véber et Georges-Henri Clouzot d'après la pièce de Albert Jean - Prises de vue : Louis Chaix, Janvier (assistant) - Décors : Robert Gys - Musique : Georges Van Parys et Philippe Parès - Paroles : Serge Véber, éditions Francis Salabert - Production : Films Osso - Adolphe Osso
INTERPRETES Mireille Perrey (Monique Argilliers), Pierre Bertin, sociétaire de la Comédie Française (Michel), Emile Saint Ober (la pépiniériste), Marcel Barencey (le marinier), Louis Kerly (le monsieur pressé), Paul Velsa (le militaire), Robert Goupil (le pêcheur), Maurice Remy
RESUME A Paris, avenue de la Muette, Monique se dispute violemment avec son mari. Dans l'appartement d'en face, Michel chante l'amour car il aime Monique depuis longtemps, mais sans succès. Or, Monique qui veut se venger de son mari volage, achète tous les ballons du marchand et attache sa carte de visite à chacun avec cette phrase : "Je serai seule après minuit"....
Mireille PERREY (1904 - 1991) Elle effectue ses premiers pas à l'écran, dans des comédies des années 30. Le Chasseur de chez Maxim's, Dédé, La Fessée ou Jim La Houlette. Après la guerre, on la retrouve dans des rôles moins importants mais confirmant l'étendue de son registre, Patrie, Madame de..., Miquette et sa mère, L'Homme à l'imperméable. Son parcours cinématographique s'achève au début des années 60, avec La jument verte et Les Parapluies de Cherbourg.
Jacques de BARONCELLI (1881 - 1951) Spécialiste des adaptations littéraires (L'Arlésienne, La Duchesse de Langeais, Les Mystères de Paris, Rocambole ...), cet aristocrate-cinéaste a tourné entre 1916 et 1947 une soixantaine de films, caractérisés pour la plupart par la solidité de leur scénario, la beauté de leur photographie, et la justesse de leur interprétation.
A PROPOS DU FILM "Je serai seule après minuit est un film léger, une comédie sur l'adultère que l'on ne s'attendait pas a priori, à dénicher dans la filmographie de Baroncelli. Mais nous sommes au début du parlant et le cinéaste va s'essayer à un genre qui a fait la réputation de René Clair, son ancien assistant : la comédie musicale à la française [...]. Au-delà de la comédie enlevée qui trouve bien vite son rythme allègre et son ton bon enfant, c'est le portrait de la France des années trente qui nous apparaît. Une France qui est encore celle des petits métiers (vendeurs de ballons, raccommodeurs de porcelaine, etc...), mais déjà celle des hommes d'affaires pressés; une France qui sait se divertir et découvrir le jazz." Bernard Bastide
AVEC LE COURT METRAGE :
A BAS LES HOMMES
De Henri Decoin. France, 1931, 18 mn, N&B
Scénario : Henri Decoin - Prise de vues : Gérard Perrin - Montage : Hann Rust - Ingénieur du son : Louis Bogé - Enregistré sur procédé R.C.A. Photophone - Producteur : Adolphe Osso
INTERPRETES Jim Gérald, Pitouto, André Siméon, Louis Zellas, Lulu Watier, Titys
RESUME Adolphe Cocu, photographe spécialisé dans les mariages, affiche un certain scepticisme quant au bonheur futur des nouveaux époux qu'il prend en photo dans son studio. En effet, les jeunes mariés se disputent violemment. L'épouse battue décide de se venger en trouvant le premier venu pour assommer son mari : elle utilise les services d'un prétendant fluet, puis d'un athlète forain en maillot, enfin d'un troisième compère qui, pour punir l'époux, utilise un moyen dont le résultat sera tout le contraire...
Henri DECOIN (1896 - 1969) Il fut journaliste sportif et romancier, assistant de Gallone et Tourjansky, scénariste des Rois de la pédale et d' Un soir de rafle. L'univers de Georges Simenon lui convient parfaitement, lui inspirant ses trois meilleures films : Les Inconnus dans la maison, L'Homme de Londres, et La Vérité sur Bébé Donge. Il est à l'aise, de façon générale, dans les films policiers. C'est son oeuvre antérieure à 1945 qui continue à susciter la curiosité.
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