LE GRAND RENDEZ-VOUS

 

Un film de Jean Dréville. France 1949, 97 mn, N&B.

Assistant réalisateur : Ralph Habib - Scénario : Jacques Rémy et Guy Calvet - Adaptation : Jacques Rémy et Jean Dréville - Dialogues : André Tabet - Directeur de la photographie : André Thomas - Décors : Paul Bertrand - Chef opérateur du son : Lucien Leurand - Montage : Raymond Lamy - Musique : Joseph Kosma - Directeur de production : Claude Pessis - Production : Films Vendôme - Adolphe Osso

INTERPRETES Vera Norman (Colette), Paula Dehelly (Cora), François Patrice (François), Marc Valbel (de Riel), René Blancard (le commissaire Basquet), Jean Yonnel (le baron Darvey), Jean-Jacques Lecot (Lecointre), Jacques Castelot (Forestier), Raphaël Patorni (Solal), Pierre Asso (le Père St. Michel), Charles Jarrel (John), Jean Morel (Dammeray).

RESUME Le film raconte la préparation du débarquement allié du 8 novembre 1942 à Alger.

"Le Grand Rendez-Vous [...] est un film historique, un film qui a l'ambition de restituer dans son esprit et dans ses grandes lignes, le putsch d'Alger du 8 novembre 1942. Déjà guettée par l'oubli, cette extraordinaire aventure dont la réussite a marqué un tournant décisif du conflit mondial, va revivre grâce à l'assistance et aux conseils de ceux qui l'ont vécu." Jean Dréville

Vera NORMAN (1927 - )  Lancée par ses interprétations de Mlle de... dans Monsieur Vincent de Maurice Cloche (1947), puis d'Oseille dans Lady Paname (Henri Jeanson, 1949), elle connaît un petit vedettariat dans les années 50, travaillant indistinctement sous la direction d'un Maurice de Canonge (L'Homme de la Jamaïque, Au pays du soleil) ou d'un Paul Paviot. La neige était sale (Luis Saslavszky, 1952) lui vaut son meilleur rôle à l'écran avec celui qu'elle interprète dans le Grand Rendez-Vous.

Jean DREVILLE (1906 - 1997)  Dessinateur, affichiste, photographe puis critique, il a considéré le cinéma de l'extérieur avant de réaliser en 1928 un documentaire sur le tournage de L'Argent de Marcel L'Herbier. D'une oeuvre solide et estimable émergent quelques réussites, comme Le Joueur d'échecs, Les affaires sont les affaires (bonne transposition de la pièce d'Octave Mirbeau), Copie conforme (histoire de sosies, interprétée par Jouvet dans le double rôle d'un homme tranquille et d'un redoutable chef de bande), Les Casse-pieds (succession de sketches sur les fâcheux) ou La Sentinelle endormie (récit d'un complot imaginaire contre Napoléon, que la police impériale aurait eu du mal à déjouer).

"Jean Dréville, spécialiste des reconstitutions historiques puisqu'il supervisa, il y a deux ans, La Bataille de l'eau lourde, a sciemment négligé l'étude du caractère de ses héros pour n'en étudier le comportement qu'en fonction de leur rôle dans le complot. Il résulte de cette sobriété une incontestable unité dramatique qui tient le spectateur en haleine du début jusqu'à la fin. Le découpage est adroit, le rythme et la photographie très bons. François Patrice, déjà excellent dans L'Escadron blanc, est la révélation du film. C'est le type du vrai jeune premier viril et sympathique dont le cinéma français a actuellement besoin pour renouveler ses cadres. J. Castelot confirme son talent. Excellente création de René Blancard, Paula Dehelly, Valbel, Lecot, Vera Norman, Patorni, yonnel et surtout Pierre Asso qu'on aimerait voir plus souvent. J. Dest est toujours le spécialiste des rôles d'allemands." J.L. La Cinématographie française. n° 1351. Samedi 18 février 1950.  

 

 

 

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