Pourquoi je fais du cinéma" et réflexion sur ses propres films.

Les pieds dans l’eau

Par Jean Painlevé


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Le jeune savant Jean Painlevé, dont on sait les auda­cieuses recherches dans le domaine du cinéma scientifique, a bien voulu écrire pour les lecteurs de Voilà un article où il raconte toutes les difficultés qu'il rencontre dans la réalisation de filins comme « La Vie des Oursins » et « Le Cheval Marin ».

 

Dans la création d'une technique du film documen­taire scientifique, nous avons heurté depuis dix ans mille écueils avec Geneviève Hamon et An­dré Raymond. La vie est belle... à part les arrêts forcés, chaque instant difficile ou dangereux a eu sa compensation heureuse.

En choisissant le monde aquatique pour champ d'investigation, nous nous heurtions sans cesse à un double problème inexistant ailleurs :

1 Établir la base de l'étude qui a toujours été faite très sommairement et de travers, contrairement à celle des animaux terrestres et aériens ;

2 Obtenir des photographies aussi claires et démons­tratives que possible dans des conditions identiques  très proches de la réalité.

L'étude se continue chaque jour et elle donne lieu sou­vent à des surprises tant elle révèle de faits en contra­diction avec ce qu'on avait appris ; la technique, clic, se modèle sur chaque animal, sur chaque acte de chaque ani­mal, sur chaque prise de vue.

Qu'il s'agisse d'eau douce ou d'eau de mer, la lumière pose un problème délicat ; il faut une grande puissance d'éclairage répartie en plusieurs sources, chacune cou­vrant une surface déterminée, les unes en ambiance, les autres en piqué, comme dans les grands studios. On doit déterminer la quantité de radiation suffisante pour, après les réflexions et réfractions successives à travers l'eau ou les glaces, impressionner la pellicule, sans cependant que les réactions des animaux souffrent de ce bain lumi­neux.

Déjà dans leur milieu naturel, les animaux aquatiques fuient la trop grande quantité de lumière ; ils s'enterrent dans le sable, se dissimulent derrière les algues, se glissent sous des feuilles, se cachent dans la vase ou sous des pa­rois rocheuses. Si, dans certains cas, dans certains états, ils sont attirés par les fortes lumières, ils le sont, comme les papillons, par des phares d'auto, et leur façon de se comporter perd tout intérêt à ce moment. D'ailleurs, les quelques luciphiles deviennent luciphobes en captivité.

En mettant de côté l'affolement qu'ils présentent bien souvent et qui rend illusoire toute mise en scène, consi­dérons seulement leurs habitudes normales : à de très rares exceptions près, il y aura une dyschronie absolue dans la suite de leurs gestes. D'une part, immobilité pres­que constante sauf en période sexuelle ; d'autre part, gestes d'une brusquerie et d'une rapidité inattendue. Cela implique des rythmes de prises de vues absolument diffé­rents. Si l'on tourne à une cadence élevée, on restituera un ralenti à l'écran et non pas un geste normal ; cela sera d'autant plus flagrant que l'on aura tourné normalement, c'est-à-dire obtenu une photo plus lumineuse, dans les parties où l'animal est calme. Ces changements si rapides créent d'autre part une grande difficulté de mise au point. Il arrive pour chaque animal des complications particulières ; par exemple, des insectes aquatiques, excités par les projecteurs, s'envolent tout d'un coup; leurs larves après un combat violent paraissent mor­tes après des crispations terribles ; du moins on peut le croire : quelques minutes après, elles se remettent à gigoter comme si de rien n'était. Les Bernards-l'ermite qui rentrent dans leur coquille dès qu'on illu­mine, se livrent à des facéties intercoquillères aussitôt rendus à l'obscurité. Certaines bêtes continuent
leurs gestes en sens contraire quand on varie la lumière ; par exemple se mettent à descendre alors qu'elles montaient, si on augmente ou si on di­minue la lumière à laquelle elles s'étaient habituées.

Des crevettes vomissent en plein devant l'objectif au moment où on attend d'elles un ballet des plus éthérés. Un ver spirographe, qui rentre et sort en spirale son panache respiratoire d'un tube où il vit, s'était livré à une démonstration totale, très heureusement pour le film : on n'a jamais pu réobtenir l'équivalent ni par ce spirographe ni par ses congénères. Les ani­maux qui plantent le décor sur leurs carapaces s'ar­rêtent quand on les regarde. Les pieuvres ne cessent, avec leurs tentacules insinuants, de soulever tout ce qui les entoure en brouillant l'eau, puis quand on a le dos tourné s'échappent de l'aquarium et, s'apla­tissant à l'extrême, passent entre le chambranle et la fenêtre du studio, pour tomber sur la chaussée à la surprise émue des baigneurs. Un moment d'inat­tention et l'animal, dont on surveillait jalousement l'accouchement depuis des heures entières, se libère avant qu'on ait tourné.

On peut comme cela perdre une année, certains phénomènes n'ayant lieu qu'une fois par an lors d'une époque très déterminée. Il n'est pas toujours commode de trouver à ce moment les animaux à la place où on les avait vus l'année précédente... Une fois trouvés, ils doivent encore être ramenés vivants — or, ceux des profondeurs meurent en arrivant à la surface ; d'autres, de surface, mais vivant seule­ment en pleine mer et très délicats, meurent une ou deux heures après qu'on les a enlevés de leur milieu, quelles que soient les précautions prises. Parmi les animaux résistants il y en a qui demandent une telle aération de l'habitat artificiel qu'on leur a créé, qu'il est impossible de les conserver. Certains nécessitent une propreté absolue difficile aussi à ob­tenir. Enfin, chacun demande à être nourri de ce qui lui convient et dans des conditions de bonne assimilation.

Si. comme cela est recommandé, on met des végétaux en même temps que des animaux pour établir une ambiance à peu près natu­relle, il faut prendre garde à tout ce que peuvent amener de dange­reux les végétaux en question. Les carences, les épidémies, sont courantes chez les ani­maux les mieux soi­gnés qui, d'ailleurs, perdent en prison aussi bien le rythme des marées, par exemple, que leurs facultés reproductrices. L'excitation au combat entre deux mâles au moment des fé­condations ou entre deux animaux affamés artificiellement étant augmentée par la lumière, provoque souvent des gestes d'une violence si brusque qu'elle amène la mort des acteurs sans profit pour les cinéastes.

 

Nos premiers essais portèrent sur la pieuvre et sur des animaux plus petits, l'oursin, le Bernard-l'ermite et la microscopique Daph­nie comme représentant des eaux douces. Pour cela, un hiver, nous avions arrimé sur une remorque deux groupes électrogènes, des lampes à mercure qui n'avaient aucune utilité, des arcs à charbon et des lampes à filaments, un appareil de prises de vues d'une forme extraordinaire, genre bahut Henri IV, un microscope, un banc optique, un palan et des câbles électriques — sans oublier des vitres surfacées de toutes di­mensions. Ces 1.500 kilos étaient traînés vers la Bretagne par une belle six-cylindres 1913.

Notre équipage intriguait les préposés à l'octroi des villes que nous traversions pendant la nuit ; on devait chaque fois déballer et remballer. Il faisait moins quelque chose, mais heureusement le mo­teur chauffait... La moyenne était bonne et la route nous était largement ouverte par la remorque qui balayait à droite, à gauche et même quelquefois passait devant la voiture avec un bruit de verrerie froissée tout à fait impressionnant. Malheureusement nous perdîmes cinq heures à soi­gner la magnéto dont l'isolant avait fini par couler dans l'induit.

Notre équipage intriguait les préposés à l'octroi des villes que nous traversions pendant la nuit ; on devait chaque fois déballer et remballer. Il faisait moins quelque chose, mais heureusement le mo­teur chauffait... La moyenne était bonne et la route nous était largement ouverte par la remorque qui balayait à droite, à gauche et même quelquefois passait devant la voiture avec un bruit de verrerie froissée tout à fait impressionnant. Malheureusement nous perdîmes cinq heures à soi­gner la magnéto dont l'isolant avait fini par couler dans l'induit.

Séduisante, car elle possédait déjà le phare code avant même qu'on en parlât en France, cette auto­mobile, sauf que la seconde des trois vitesses était détruite, se trouvait en bon état — surtout lors­qu'on lui eut mis une magnéto neuve...

Le tuyau d'échappement, trop proche, ayant une fâcheuse ten­dance à chauffer, brûla doucement un jour le plancher et les sabots de la personne qui était au-dessus ; puis, le feu se mit au carburateur et le tout fut ar­rosé avec des brocs d'eau de mer que nous venions de chercher à la grève, ce qui entraîna des complications dont, en somme, cette voiture ne se releva point.

Mais le surlendemain de notre arrivée, ayant laissé sur la remorque un groupe électrogène de 7 chevaux afin d'en facili­ter le déplacement, nos véritables ennuis commençaient. La chaleur descellait les montants des verres, la dynamo calait. Après rodage des coussinets, lorsque le moteur tourna de nouveau, le contact ayant été oublié au survoltage, les lampes à incandescence sautaient ; à un autre moment se furent les résistances qui claquèrent. Le moteur s'arrêtait pendant que l'écran ignifugé d'un projecteur prenait feu quand l'ignifugé flambe, il flambe bien. Un vent léger contenant de déli­cats grains de sable vint terminer l'effet de l'eau répan­due sur les organismes et les engrenages délicats de dif­férents appareils de précision que nous avions emportés.

Un léger énervement, permanent, expliquait le bris des cuves et autres porte-bonheur. Quant aux animaux, à certains moments si peu nombreux qu'on travaillait avec timidité de peur de les abîmer, ils devaient être utilisés au moment de leur trouvaille, quel que soit le film en train, ce qui entraînait des confusions notables lorsqu'on livrait la pellicule impressionnée de toutes sortes de scènes hétéroclites.

 

Sauf en ce qui concerne les animaux amenés par des cou­rants lointains tributaires de mille variations, et combien incer­tains, la coupe du goémon faite par les fermiers une ou deux fois l'an, la pêche aux ormeaux, la découverte d'une mine de nouvelles «saloperies» dont brusquement les citadins sont de­venus friands, la ruée des touristes en été, sont autant de causes de dévastations et de bouleversements d'un endroit de pêche.

Il suffit de réfléchir que le seul fait de soulever à marée basse et de ne pas remettre ensuite exactement à sa place un rocher chevelu d'algues et protégeant une petite mare sous ses flancs, détruit les habitants de la mare protégés jusqu'ici du soleil, de même ce qui était fixé sous le rocher. Ce qui habitait dessus se trouve peu à peu écrasé et le goémon com­primé entre le sol et le rocher, pourrit sur place en empêchant toute vie de s'établir autour. D'autre part, un changement des conditions qui se répercute sur l'ensemble de la vie amène la diminution ou la disparition d'une espèce pendant un temps très long. Si les grands herbiers, dont les racines ceinturent des tonnes de vase, sont tués par des parasites, alors tout ce qui s'abritait pour grandir, tout ce qui vivait en attendant de ser­vir de nourriture à d'autres, tout ce qui grouillait dans la cha­leur de cette vase devient introuvable, le sable et les galets en­vahissent ces endroits maintenant désertés. Le bouleversement est total.

Pour les mares terrestres, une trop grande fréquence dans les variations atmosphériques représente l'ennemi. Certains ani­maux pondent des œufs qui ont besoin d'être préalablement desséchés — ou gelés — avant de pouvoir se développer. Ainsi un été pluvieux arrive, les animaux ayant pondu ; l'eau subsiste suffisamment : les œufs ne se développent pas. An contraire un été très sec, la mare se dessèche, les œufs peuvent se développer à condition qu'il y ait de nouveau de l'eau. Il pleut assez pour que les œufs se développent. Mais un nouveau coup de sécheresse en fin d'été évapore la petite quantité d'eau avant que les ani­maux aient pu devenir adultes et se reproduire à nouveau. Cet endroit est nettoyé pour d'innombrables années. Seule la se­mence du grand vent pourra y ramener, par une suite de ha­sards, un mystérieux et millimétrique ferment d'espèce.

Le métier comporte ses joies pour ceux qui aiment la mer, pour ceux qui l'aiment jusqu'à l'exclusion de toute autre possi­bilité de joie naturelle. Patauger jour et nuit par n'importe quel temps même où l'on sait ne rien trouver, de l'eau au nombril ou aux chevilles, fouiller partout, algue ou pieuvre, s'hypnotiser sur une mare sinistre où tout vous guette alors que rien n'y vit — extase de n'importe quel intoxiqué y compris le chien de chasse kilométrant en tous sens avec un plaisir infini le champ dont chaque repli cache, au plus, une vieille patate.

Quelquefois un pressant besoin d'animaux déterminés vous fait entrer en rapport avec les professionnels du casier héroïque, aux larges filets dévastateurs, à la ligne traîtresse qui vous livreront un invraisemblable bétail qui était, dame oui, bien exactement ce que vous aviez demandé !

Et que de légendes à détruire ! Tout est matière à l'anthropomorphie la plus saugrenue, tout a été fait pour l'homme et à l'image de l'homme et ne s'ex­plique qu'en fonction de l'homme sinon « ça ne sert à rien ». Même en tenant compte de cet état d'esprit, les observations sont inexactes. Par exemple, sous le rocher vit un homard qu'une pieuvre mangerait si une vigoureuse anguille de mer ne le protégeait. Seu­lement on oublie que lorsque le homard tombera la carapace et sera mou pendant quarante-huit heures, cette anguille l'avalera sans barguigner. A combattre les légendes des spécialistes on perd souvent ses moyens ; une poule ne peut couver qu'un nombre impair d’œufs de canards... Pour montrer que ce n'est pas vrai, on lui en met un nombre pair. Vingt-trois jours après, les canards sont nés mais la poule a fait, elle-même, un oeuf, ce qui rétablit la parité. Alors ?

La grande déception est de ne pouvoir enregistrer les scènes immédiates, imprévisibles, qui, rares et fugaces, vous laissent pantois : un papillon qui assomme à coups d'aile une femelle et la piétine un peu pour lui donner un avant-goût du ménage ; une pieuvre qui, nageant à reculons, est happée par la gueule d'un congre.

La grande consolation, c'est de manger ses vedettes, finement cuisinées avec une recherche toujours nou­velle, crabes, crevettes, oursins, pieuvres, Bernards l'ermite, etc.... mais que d'ennuis avant qu'elles soient dévolues à la casserole. 107 variantes de bouil­labaisse avec ou sans ail, gratinée, au vin rouge, à la sardine, etc... Bondissez, classiques. Puisqu'on ne peut vraiment imiter celle de Marseille, tout est permis.

 

Dix ans ont passé. Il a fallu éteindre les dettes à coups de conférences dans le monde. Des centaines. Trois par jour quelquefois, et pas toujours dans le même patelin. Les boîtes de films étaient moins dures que certains wagons de troisième classe appar­tenant à des pays où je me rendais en 36 heures de claque-fesse. Lorsque, par politesse, je tentais de parler la langue du pays en Europe centrale, mon accent soulevait une hilarité du meilleur aloi. Et comme l'Odéon reprend l'Arlésienne quand la caisse se vide, je reprenais l'Etoile du Nord pour rejoindre le pays où les esprits sont aussi cultivés que les tulipes.

En France, si dans des petits villages les projec­tions groupaient des centaines d'auditeurs, en re­vanche, dans quatre centres importants il y en eut deux douzaines. La moyenne fut cependant d'un mil­lier, malgré les interventions qui empêchaient dans certains coins les enfants d'assister à ces séances. A Nice, un monsieur prétendait être moi et voulait faire ma conférence ; nous finîmes par nous arran­ger ; c'est le seul incident notable que j'ai retenu de ces longues tournées.

Après plusieurs années d'interruption réservées à des films strictement scientifiques ou chirurgicaux — s'ils rapportent zéro, c'est-à-dire pas plus que les do­cumentaires publics, ils coûtent moins ! — nous avons commis une nouvelle bande : « le Cheval Ma­rin ». (Au point de vue gastronomique il ne peut servir que de cure-dents.) Cela nous a montré que les difficultés n'avaient pas diminué, les améliora­tions apportées étant étouffées par des nécessités nouvelles. Tout comme des vulgaires avions, les appareils que nous construisons sont entièrement péri­més au moment de leur application. Circulateurs d'eau, microscopes, appareils automatiques d'éclai­rage ou prises de vues devront subir d'ailleurs bien­tôt la modification apportée par la mise en pratique des ondes électroniques qui vont tout sensibiliser formidablement.

Le maximum d'ennuis se rencontre dans les ob­jets de dimension égale au format de la pellicule : par exemple des insectes comme le dytique, dont la participation au film « Assassins d'eau douce » est bien compromise. Avec des animaux plus gros, la réussite est seulement une question de puissance et de ténacité. Pour l'hippocampe, les énormes aqua­riums qui ont nécessairement toutes leurs faces en verre se sont brisés à deux reprises. Une fois, en explosant, aplatissant un collaborateur contre le mur tandis que les éclats de verre lacéraient les chaussures d'un hôte de passage; un troisième d'ail­leurs avait le pouce tranché au moment du filtrage de l'eau. Au milieu de toutes ces péripéties, les poissons arrivaient trop tôt et, par une chaleur for­midable, ce qui nécessitait d'urgence l'organisation d'un hôpital pour asphyxiés : un soufflet manié astucieusement par le pied — pour éviter trop de fatigue — et prolongé par un tuyau de caoutchouc qui envoyait barboter de l'air dans les bocaux pho­tographiques où on avait provisoirement logé les quelques hippocampes mâles qui n'avaient pas encore accouché pendant le voyage dans leur bidon rouillé dont l'eau était chaude. Comme tous les produits de rechange qui étaient par terre avaient été dissous au moment où l'eau de mer synthétique s'était répan­due, il fallu obvier à ce nouvel inconvénient ainsi qu'à la danse de Saint-Guy en laquelle s'obstinait la plateforme de prises de vue. Les émotions se terminè­rent par trente-six heures d'attente strictement im­mobile et les mains sur les manettes, guettant les spasmes libérateurs du mâle. Le premier accouche­ment fut raté, nos réflexes étant trop émoussés par cette longue momification, et c'est après une nouvelle attente de quarante-huit heures que l'on put enfin filmer un accouchement. Puis, en trois jours, on construisit une caisse étanche, à main de caout­chouc, pour y adapter un appareil de prises de vues et me permettre d'opérer, muni d'un appareil res­piratoire, dans le bassin d'Arcachon. Il faisait bon : les beautés sous-marines sont trompeuses; on peut très bien se per­dre au fond de l'eau...

 

En somme, avant d'avoir épuisé, simplement mis au point une technique, il faut en changer. Mainte­nant, dans certains cas semblables au dessin ani­mé, on va utiliser la cou­leur pour le documen­taire ; d'autre part, on va emmener les spots dans l'eau avec soi. Il faut vraiment avoir présent à l'esprit l'exempte des de­vanciers pour avoir envie de continuer quand même.

Jean Painlevé

 

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